vendredi 28 août
Israel:
Libération de Salah Hamouri !
(emprisonné en Israël depuis mars 2005).
Ce jeune franco-palestinien fut emprisonné à Guilboa (Nord d’Israël) suite à une parodie de procès, au cours duquel il s’est vu accusé d’avoir fomenté une tentative d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, dirigeant du parti Shass (droite religieuse séfarade). En réalité, il n’avait fait que passer devant la demeure du rabbin, de nuit et en voiture. Le tribunal militaire l’accusa également d’être membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), ce qu’il a toujours démenti.
Son avocate, Léa Tsemel, lui expliqua alors le choix qui s’offrait à lui : plaider coupable et en prendre pour sept ans, ou affirmer être innocent et rester quatorze ans en cellule. C’est grâce à ces techniques ignobles que la justice israélienne parvint à emprisonner sans preuves un militant de la cause palestinienne.
Il avait fait une demande de remise de peine pour bonne conduite mais celle-ci a été refusée alors qu’il avait suivi une formation universitaire par correspondance.
Pourtant, Salah Hamouri possède un passeport français, et les résolutions de l’ONU interdisent d’être jugé dans un territoire occupé par une puissance étrangère (le Tribunal militaire d’Ofer, qui l’a condamné, est situé dans les territoires palestiniens occupés). Comme Salah est français, les autorités françaises et européennes doivent intervenir et briser le silence qu’elles maintiennent depuis le début de cette affaire.
Au cours, de son procès, le juge de Salah a affirmé qu’il n’était pas assez « guéri ». C’est donc par cette étrange confusion entre le médical et le sécuritaire que l’impérialisme justifie ses injustices.
Nous rejoignions la réponse de Patrick Le Hyarick, directeur de l’Humanité et eurodéputé communiste, à ce juge injuste : « Nous sommes des millions de par le monde à être atteints de cette même « maladie ». C’est celle de la justice internationale ! »
mercredi 26 août
Primaires alliances avec le MODEM, fanfaronnades…
Fausses pistes pour la gauche !
Le week-end dernier nous apprenions que le camarade R. Hue est un ex membre du PCF. Cela ne surprendra que les naïfs ! Après s’être fait élire sénateur à la place d’une couturière communiste, après s’être fait nommé Président de la Fondation Gabriel Péri, il s’est proclamé président de la NEP, association qui se veut en dehors des partis. Avec sa présence à Marseille, le vrai visage de l’ancien secrétaire national du PCF est tombé: un homme qui court après les places avec des dents aussi pointues que celle d’un requin en eaux troubles.
Quant à ses idées communistes et ses valeurs de gauche ? Cela fait bien longtemps que R. Hue les avait remises au placard. Lors de la campagne du référendum sur la traité européen, Hue n’avait pas hésité à remettre en cause l’affirmation de Marie George Buffet qui avait alors déclaré avec d’autres partenaires « lorsque l’on est de gauche on vote NON ! ».
La photo prise à Marseille avec Peillon, le MODEM et Cohn Bendit vaut bien des discours sur la recomposition et les ambitions des uns et des autres. Pendant les vacances, alors que certains farnientent, il y en a qui travaillent. C'est à Marseille et cela fait une belle bouillabaisse avec une grande variété de poissons. Mais où est donc passé Bové ?
Pour être plus sérieux, désolant et inquiétant spectacle que nous ont donné ces grotesques personnages. Va-t-on assister à la suite du canular lors des universités d’été du PS ? Les chances sont grandes. Les débats seront de nouveau dominés par les enjeux de personnes et les places des uns et des autres. Le débat sur les primaires démontre bien tout cela et cache volontairement celui des choix politiques à opérés pour réellement changer d’orientation dans notre pays. Pour une grande partie des dirigeants socialistes il suffirait juste que l’ensemble des forces de gauche (élargi au MODEM) soit d’accord sur leur opposition au tout puissant Sarkozy. Pas sur que cela constitue un véritable espoir à gauche et jette les bases d’une politique alternative ancrée à gauche, anticapitaliste, capable de battre durablement la droite et le libéralisme.
RH.
mardi 25 août
A qui appartient donc le CAC 40?
Malgré la crise, records pour les dividendes ! Depuis dix ans, la structure du capital des grandes entreprises françaises s’est radicalement modifiée, allant de pair avec la financiarisation de l’économie. Au printemps, les actionnaires du CAC 40 se sont rendus dans leurs assemblées générales. Ce grand rendez-vous marquait le moment pour les propriétaires du groupe de valider les comptes présentés par la direction, mais aussi d’adopter diverses résolutions telles que le montant du dividende et toutes autres opérations touchant au capital de l’entreprise. C’est également l’instant où les dirigeants se devaient de répondre aux questions qui leur étaient posées. Habituellement désertées par beaucoup d’actionnaires minoritaires, cette année les salles étaient pleines et l’atmosphère tendue. Pour cause, avec la débâcle des marchés financiers, certains ont perdu entre 50 % et 80 % de leur mise initiale. « Ils se sont clairement fait plumer dans l’histoire », affirme Colette Neuville, présidente de l’association des actionnaires minoritaires, alors que dans le même temps les dirigeants de ces mêmes groupes ont vu leur rémunération exploser. Des voix qui ne font pas le poids pour peser dans les décisions de grand groupe. Depuis une bonne dizaine d’années, le nombre d’actionnaires individuels s’effondre, l’actionnariat s’internationalise et, progressivement, un changement radical dans la structure du capital des entreprises du CAC 40 s’opère. Il laisse place à un actionnariat plus dispersé au centre duquel les investisseurs institutionnels qui regroupent grosso modo les fonds de pension ou autres produits d’épargne anglo-saxons et les fonds d’investissement obtiennent la première place et deviennent de fait les nouveaux acteurs. Ainsi en 2007, le CAC 40 appartenait pour 47,6 % à des fonds d’investissement, pour 22,9 % à des investisseurs institutionnels, pour 26,3 % à des actionnaires stratégiques, pour 3,2 % à des actionnaires individuels. Les grandes familles, qui font couler beaucoup d’encre, ne possédaient en 2005 que 4,4 % du CAC 40 et deviennent globalement des actionnaires relativement minoritaires. À l’exception des Martin et Olivier Bouygues, la famille Halley dans le groupe Carrefour ou Liliane Bettencourt chez L’Oréal… Dans une étude, en 2003, François Morin, professeur d’économie à l’université de Toulouse-I, démontrait que la montée en puissance des fonds de pension dans le capital des entreprises du CAC 40 coïncidait avec l’arrivée d’un nouveau mode de gestion selon lequel le concept de la création de valeur pour l’actionnaire devient l’objectif numéro un. Concrètement, les actionnaires s’assurent que les entreprises dans lesquelles ils investissent créent de la valeur, c’est-à-dire que la rentabilité de leur projet soit supérieure au coût des capitaux engagés. Il ne s’agit plus seulement de réaliser un profit positif, mais de parvenir à un taux suffisamment rémunérateur pour les actionnaires. Ainsi, une activité supposée générer de 6 % à 7 % de retour de capitaux sur investissement sera abandonnée au profit de celle qui en générera 15 %. Et lorsque l’entreprise ne crée pas suffisamment de valeur, alors elle doit procéder à des restructurations. Ainsi peut-on dire que, dans ce système, le risque est transféré des actionnaires vers les salariés. Sous l’emprise des investisseurs institutionnels, « les grands groupes français ont dû faire face à un véritable bouleversement qui a modifié la nature du capitalisme français », analyse François Morin. La loi d’airain de ce capitalisme financiarisé s’applique même en temps de crise : alors que les groupes accusent une baisse de leurs profits, ils continuent d’accorder la priorité à leurs actionnaires en maintenant leur niveau de dividendes. Hormis Renault, les grands du CAC 40 ont encore versé plus de 55 milliards de dividendes au titre de l’exercice 2008.
lundi 24 août
Peillon, MODEM, Hue:
L'alliance des guignols !
Alors que la politique libérale de N.Sarkozy a frappé très durement tout l’été, la gauche a besoin d’un rassemblement clair et combatif. Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux .Il y a une sorte d’irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme si il était aujourd’hui possible de totalement s’affranchir de règles, de principes et de valeurs. Combien sont aujourd’hui celle et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement , « il n’est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m’en sortir, de l’avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver » ? Comme y invitait Marie-George Buffet dans sa réponse à Martine Aubry à la mi-juillet, « Il y a urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche ». Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d’un rassemblement de la gauche, à partir d’un projet réellement transformateur, d’une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période. C’est ce dont il sera question lors des journées de l’université d’été du PCF les 28, 29 et 30 aout à Vieux-Boucau ( 40) et lors de la prochaine Fête de l’Humanité.




