mercredi 18 février
Guadeloupe :
la meilleure réponse est d’accéder aux revendications des syndicats
Un syndicaliste guadeloupéen a été tué par balle hier soir, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) en revenant d’un meeting.
Alors que la grève générale dure maintenant depuis près d’un mois, le
gouvernement semble avoir fait le choix délibéré du pourrissement.
C’est Nicolas Sarkozy et son gouvernement qui porte aujourd’hui une
responsabilité extrêmement lourde dans une situation si violente qu’un
homme vient d’être tué par balle.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont une attitude irresponsable en
méprisant ainsi les antillais. Combien de mort faudra-t-il pour que
Nicolas Sarkozy retrouve sa lucidité et accède enfin aux revendications
des syndicats ? La réponse à la crise extrêmement grave que subit,
notamment, la Guadeloupe actuellement n’est assurément pas sécuritaire,
mais bien sociale.
Demain, Nicolas Sarkozy rencontrera les élus antillais, ce doit être
l’occasion pour le Président de la République et l’Etat français de
mettre fin à la crise en accèdant aux revendications légitimes portées
par le mouvement.
Devant les refus du gouvernement,
développer la mobilisation !
Depuis l’imposante journée de grève interprofessionnelle et de manifestations du 29 janvier, la mobilisation sociale se poursuit avec force. La grève reconductible dans les universités, les actions dans les hôpitaux, la persistance de la grève générale en Guadeloupe et son extension à la Martinique et à la Réunion en témoignent.
Aucune réponse concrète n’est apportée par le gouvernement.
Nicolas Sarkozy a changé de ton, car il ne peut ignorer la force de la mobilisation engagée, mais il maintient le cap de sa politique économique et sociale, et laisse clairement entendre qu’il s’en tiendra là lors de la réunion du 18 février.
Ce qui est concret en revanche, c’est un nouvel apport de six milliards d’euros aux deux grands groupes de l’automobile, PSA et Renault, aussitôt suivi d’une nouvelle annonce de suppressions d’emplois massives par PSA et par Renault. C’est le projet de suppression de la taxe professionnelle, nouveau cadeau de 20 milliards d’euros aux patrons, désastreux notamment pour les collectivités locales et l’investissement public important qu’elles assument. C’est l’inverse de ce qu’il faudrait faire.
Ce qui est concret aussi, c’est le refus gouvernemental de répondre positivement aux revendications des antillais et des habitants de La Réunion, en particulier sur l’augmentation des salaires.
Ce qui est concret toujours, c’est le refus de toute vision transformatrice prenant en compte la dimension écologique de la crise, la nécessité d’un autre type de production, économe en énergie, soucieuse de la planète et de ses ressources, attentive à la diminution des empreintes écologiques de toute activité humaine.
Ce qui est concret enfin, c’est le refus, malgré l’opposition quasi unanime de la communauté universitaire, de retirer le décret Pécresse sur le statut des enseignants-chercheurs, de retirer le dispositif de réforme de la formation et du recrutement des enseignants du 1er et du 2nd degrés ; c’est le refus de l’annulation des suppressions d’emplois inscrites au budget 2009 et du démantèlement des organismes publics de recherche ; c’est le refus de retirer la loi Bachelot qui met à mal l’hospitalisation publique.
Devant toutes ces fins de non recevoir du gouvernement, développer la mobilisation est plus nécessaire que jamais.
Les huit organisations syndicales qui avaient pris l’initiative de la mobilisation du 29 janvier ont unanimement constaté lors de leur réunion du 9 février que l’intervention télévisée présidentielle du 5 février n’avait pas apporté les réponses attendues aux exigences exprimées par cette mobilisation. Elles continuent d’exiger la prise en compte de la plate-forme syndicale unitaire et annoncent une nouvelle journée d’action interprofessionnelle pour le 19 mars « pour maintenir la pression dans l’unité d’action ».
Les partis et organisations de gauche signataires appellent à développer l’action et au plein succès de la journée du 19 mars.
La mobilisation sociale, syndicale et politique doit se poursuivre pour exiger d’autre choix s’opposant aux licenciements et aux suppressions d’emplois dans la fonction publique, développant une autre politique des salaires et du pouvoir d’achat, assurant la promotion des services publics et la réorientation du crédit. Il s’agit tout à la fois, de répondre aux besoins sociaux et de favoriser un nouveau type de développement.
Signataires :
Paris, le 17 février 2009
mardi 17 février
Un dimanche ... à Auchan
La Ternita-au camp
A l’escalier 6, bloc 21,
J’habite un très chouette appartement
Que mon père, s’il n’a pas de sub-prims,
Aura payé en moins de vingt ans.
On a le confort au maximum,
Un ascenseur et un’ sall’ de bain.
On a les antennes pour portables
Et la vue sur Niss’, au lointain.
Le Dimanche, ma mère fait du rangement
Pendant que mon père, à la télé,
Regarde les sports religieusement
Et moi j’en profite pour m’en aller.
Je m’en vais l’ dimanche à A*****,
Où sur le parking’, on voit arriver
Des autos de tout’ la région.
Pour l’après-midi, j’ai de quoi rêver.
Je me sens des oursins dans l’ fond des poch’s,
Et je sais qu’ j’aurai rien acheté,
Quand je rentr’rai chez moi la nuit tombée.
La crise nous a fauchés comme les blés.
Si on laisse faire, les décideurs actuellement en place ne tarderont pas à faire entrer dans nos mœurs, cette nouvelle version de « Dimanche à Orly » de G. Bécaud. Eh, oui, le travail le dimanche, c’est encore pour le profit des mêmes, et le Président a beau hausser la voix et les épaules, le gouvernement n’a pas encore pu faire passer cette nouvelle loi-cadeau aux grands groupes financiers. Faut dire que tous les élus de la majorité ne sont pas très chauds. Et même l’église exprime son inquiétude. Ainsi l’archevêque de Bordeaux a écrit : « grâce au repos dominical chacun dispose du temps pour se reposer, vivre en famille, rencontrer les autres, avoir une vie sociale et bénéficier des diverses propositions culturelles, sportives, etc…qui lui sont offertes ». Il ajoute même : « Une société qui ne reconnaîtrait plus le repos dominical pour tous est une société qui serait totalement soumise aux exigences de l’économie et de la consommation ».
Not’ bon maire n’est peut-être pas d’accord avec l’archevêque de Bordeaux, ni avec les élus contestataires de la majorité présidentielle. Il est sans doute pour la liberté de travailler le dimanche, puisque ce jour-là, il ferme les jardins Tagnati . Paraît même qu’il va apposer un nouveau panneau nissart aux entrées de la ville « La Ternita-au camp »…
mardi 10 février
Front de gauche pour battre la droite et le MEDEF:
Du 29 janvier aux européennes
Deux millions et demi de manifestants se sont mobilisés pour réclamer l’augmentation des salaires, la défense des emplois, du pouvoir d’achat, des conventions collectives, des services publics, la réglementation de la sphère financière internationale… On n’avait pas vu une telle unité syndicale, une telle participation des salariés du secteur privé depuis longtemps et de surcroît en pleine crise systémique du capitalisme mondialisé. Certains commentateurs parlent de précédent historique remontant à 1966, voire 1936.
Le plan de relance de Sarkozy peine à démontrer son efficacité. L’idée qu’il alimente la crise fait son chemin. Les salariés, les retraités, les demandeurs d’emploi sont invités à payer la facture quand les entreprises du CAC 40 engrangent de substantiels profits et les actionnaires de confortables dividendes. La colère gronde et rassemble une grande diversité de nos concitoyens. Les services les plus essentiels, comme la santé, sont démantelés, sous-financés, privatisés. Les professeurs de médecine, eux aussi, se mobilisent pour le retrait du projet de loi Bachelot qui prétend gérer l’hôpital comme une entreprise. La crise globale et profonde du capitalisme rebat les cartes et relance le débat sur la nécessité de son dépassement. Des potentialités nouvelles de luttes s’offrent à nous, notamment en Europe.
Dans ce contexte, les élections européennes représentent une étape importante du débat politique, un enjeu de civilisation. Le PCF propose de créer un Front progressiste européen ouvert à tous ceux qui veulent construire une Europe sociale, démocratique, pacifique, solidaire, féministe, écologique.
vendredi 06 février
Celles et ceux qui souffrent attendront !
Sarkozy minable face à la crise
Nicolas Sarkozy s’est exprimé hier dans le cadre d’une émission spéciale « Face à la crise ». Les français se sont mobilisés en masse le 29 janvier dernier pour leurs salaires, leurs emplois et les services publics. Le Président se devait d’être au rendez-vous de ces attentes. A n’en pas douter, c’est une très forte déception domine ce soir toutes celles et ceux qui ont écouté le Président de la République, et qui fera grandir la mobilisation sociale dans les jours à venir. La seule mesure concrète annoncée face à la crise est la suppression de la taxe professionnelle, c’est à dire un nouveau cadeau aux entreprises. On croit rêver ! Toutes les forces de gauches, tous les syndicats et l’immense majorité des français estiment que ce n’est pas au monde du travail, à la population, de payer la crise. Ce n’est visiblement pas l’opinion du Président de la République qui promet tous les sacrifices à l’immense majorité des français. Nicolas Sarkozy a troqué ses habits d’hyperprésident contre ceux de simple commentateur. Dans une émission intitulée « face à la crise », le seul qualificatif de la prestation présidentielle qui vient à l’esprit, c’est minable. Le Président a déclaré qu’il avait le sens du ridicule... Tant mieux, il l’a été ce soir.
mercredi 04 février
Mouvement des universités :
Le PCF soutient !
Le puissant mouvement de protestation qui se développe dans les universités et les organismes de recherche, comme dans le monde du travail, n’a qu’une seule signification : le rejet massif, largement majoritaire de la politique instaurée par Sarkozy et Mme Pécresse dès le début du quinquennat.
Le PCF s’en félicite ; il n’a eu de cesse de montrer dès l’origine les dangers de la loi LRU , il a mis toutes ses forces militantes et parlementaires en œuvre pour que la Loi et les décrets en préparation soient mis en échec ; cette politique tourne le dos aux défis de l’avenir.
L’avenir a besoin de l’indépendance intellectuelle des chercheurs et des universitaires ; le pouvoir la bafoue ;
L’avenir suppose la mise en coopération des potentiels publics de formation, de recherche fondamentale, technologique et industrielle ; le pouvoir entend soumettre la conquête des savoirs à la logique de la concurrence « libre et non faussée ». L’avenir suppose de puissants programmes de recherche publique ; le pouvoir dépèce ses fleurons.
L’avenir a besoin de démocratie vivante, il a besoin de libérer comme jamais l’initiative créatrice ; le pouvoir renforce, au contraire, la contrainte étatique, il corsète toute expression critique.
Tout ceci a un sens : face à la crise du capitalisme mondialisé, Sarkozy, Fillon et Pécresse accélèrent encore le rythme de leur politique dévastatrice ; ils trouvent des milliards pour sauver un système bancaire et financier en débâcle pour poursuivre les mêmes gâchis, ils comptent chaque centime pour les services publics qu’ils démantèlent et privatisent ; ils entendent faire payer les conséquences d’une crise que leur politique a provoquée au monde du travail.
Dans l’immédiat, Mme Pécresse n’a aucun choix ; elle doit abandonner sans retour les textes sur lesquels elle s’obstine ; elle doit enfin ouvrir non une « concertation » vide de sens mais une négociation effective avec les principaux acteurs .Cette négociation doit prendre tout le temps nécessaire, sans faux fuyants.
Le PCF appuie totalement le mouvement actuel des universitaires des chercheurs et des étudiants ; il prend et prendra toutes les initiatives nécessaires à la construction de l’alternative de gauche dont le pays a maintenant un urgent besoin.

